Bronzes Animalia

Rosa Bonheur

(1822 - 1899)

Soeur de Isidore Bonheur, peintre et sculpteur, Rosa Bonheur fut l’élève de son père, Raymond Bonheur, et de Léon Cogniet. Dès son plus jeune âge, elle manifesta un vif intérêt pour les animaux. Comme beaucoup d’artistes de son temps, elle se rendait fréquemment dans la forêt de Fontainebleau et au Jardin des Plantes pour y réaliser des études. D’autres sujets s’inspirent de son voyage en Écosse en 1856. Soucieuse du rendu anatomique qu’elle voulait fidèle à la réalité, elle allait parfois dans les abattoirs pour réaliser des esquisses. Elle associait à son approche naturaliste une profonde compréhension du caractère de ses modèles. 

Au Salon de 1841, elle présenta des peintures, puis en 1842, une terre cuite représentant une Brebis et l’année suivante, un Taureau en plâtre. Rosa Bonheur s’inspirait essentiellement des animaux d’élevage. 

Ses sculptures sont très recherchées, bien que l’artiste ait toujours privilégié la peinture, n’ayant ainsi laissé que quelques modèles. Dans les années 1850, elle céda les droits à son beau-frère, le fondeur Hippolyte Peyrol, également fondeur des sculptures de Isidore Bonheur. 

Dans une lettre, elle écrit les mots suivants :« À mon beau-frère j’abandonnais mes droits d’auteur sur les animaux sculptés qu’il coule en bronze encore aujourd’hui 〈…〉. Pour ne pas risquer d’entraver la carrière artistique de mon frère Isidore, j’ai cessé d’exposer à la sculpture le jour où je me suis rendu compte de son talent dans cet art. »

Dotée d’une personnalité hors norme, Rosa Bonheur reçut de nombreuses distinctions et fut promue Chevalier de la Légion d’Honneur en 1865, puis Officier en 1893.

Littérature

– J.-C. Hachet, Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers & fondeurs de l’Antiquité à nos jours, Paris : Argusvalentines, volume I, 2005, pp. 210 – 211. 

P. Kjellberg, Les bronzes du XIXe siècle : Dictionnaire des sculpteurs, Paris : Les éditions de l’amateur, 1996, p. 106.

– A. Klumpke, Rosa Bonheur. Sa vie et son œuvre, Paris : Flammarion, 1909, p. 202.

Mouton couché

Vendu