Cette scène de prédation, emblématique dans le répertoire du sculpteur, connut un succès triomphal lors du Salon de 1833, pour la version en plâtre, puis à nouveau au Salon de 1836, où fut présenté le bronze qui devait par la suite trouver sa place au Louvre. Il existe cinq modèles reprenant ce sujet en différentes tailles et le Lion au serpent n°1 se décline par ailleurs en deux versions. La première fut édité à partir de 1838 avec une terrasse naturaliste. La terrasse de la seconde version, qui est celle de notre épreuve, est enrichie d’un profil. Elle apparait à partir de 1845.
Contrairement au modèle plus ancien de l’esquisse (Lion au serpent n°3), le combat est représenté au moment où l’issue ne laisse plus aucun doute. La patte du lion s’est abattu sur le serpent et le maintient fermement.
Bibliographie
– M. Poletti et A. Richarme, Barye : Catalogue raisonné des sculptures, Paris : Gallimard, 2000, pp. 175 – 176, A 52.