Bronzes Animalia

Jules moigniez

(1835 - 1894)

Après avoir été formé par le sculpteur Paul Comoléra, Moigniez débuta sa carrière lors de l’Exposition universelle de 1855, où son plâtre, Chien braque arrêtant un faisan, fit sensation. Il exposa ensuite régulièrement au Salon, entre 1859 et 1892. L’artiste s’intéressait particulièrement aux oiseaux mais représentait par ailleurs une multitude d’animaux et des scènes de chasse. Son succès dépassa les frontières, avec des collectionneurs en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La moitié de ses œuvres aurait été exportée. En 1862, il participa en outre à une grande exposition à Londres. L’artiste reçut de nombreux prix : une médaille de deuxième classe en 1858, une mention honorable en 1859, une médaille de troisième classe en 1861,…

De son vivant, les bronzes de Moigniez étaient fondus par son père, Jean-Baptiste Constantin Moigniez, qui réalisa de très beaux ouvrages avec une grande variété de patines. Après le décès du père et le suicide du fils, alors très malade, c’est Auguste Gouge qui reprit la fonderie, où il édita les bronzes de Moigniez jusqu’au début du XXe siècle.

 

Littérature

– J.-C. Hachet, Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers & fondeurs de l’Antiquité à nos jours, Paris : Argusvalentines, volume I, 2005, pp. 477 – 478.

– P. Kjellberg, Les bronzes du XIXe siècle : Dictionnaire des sculpteurs, Paris : Les éditions de l’amateur, 1996, pp. 495 – 501.

 

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