Bronzes Animalia

Christophe Fratin

(1801 - 1864)

Fratin se forma d’abord dans sa ville natale, Metz, auprès de son père taxidermiste, lui permettant ainsi d’acquérir de solides connaissances en anatomie. Il étudia également auprès du sculpteur Charles-Augustin Pioche. 

À Paris, Fratin devint l’élève du peintre Géricault et se fit rapidement connaître, participant régulièrement au Salon, à partir de 1831 et jusqu’à sa mort en 1864. Les sujets équestres ont grandement contribué à la renommé de Fratin. Néanmoins, une importante part de l’œuvre de l’artiste est dédiée aux animaux domestiques et sauvages, seuls ou en groupe. Fratin réalisait en outre des objets décoratifs très appréciés du public, reprenant son bestiaire, notamment les ours et les singes. 

Plus de six-cents modèles sont connus grâce aux catalogues des ventes de l’artiste, faisant de Fratin un sculpteur prolifique avec un univers très riche et une multitude de motifs. Cependant à ce jour, la rareté des tirages ne permet pas de restituer son œuvre de manière exhaustive.

 

 

En France, Fratin reçut un grand nombre de distinctions et de commandes publiques à Paris et à Metz. À l’étranger, ses œuvres furent particulièrement appréciées des collectionneurs allemands, autrichiens, anglais et américains. Il réalisa un groupe avec deux Aigles penchés sur leur proie, qui se trouve aujourd’hui au Central Park de New York. À Londres, il obtint une médaille lors d’une exposition en 1851. Les fondeurs de Fratin les plus connus sont Quesnel, Daubrée et Susse Frères. 

 

Littérature

– J.-C. Hachet, Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers & fondeurs de l’Antiquité à nos jours, Paris : Argusvalentines, volume I, 2005, pp. 332 – 333. 

– P. Kjellberg, Les bronzes du XIXe siècle : Dictionnaire des sculpteurs, Paris : Les éditions de l’amateur, 1996, pp. 322 – 327.

Œuvres disponibles

Œuvres vendues

Ours philosophe

Singe musicien assis sur un coffre chinois