Bronzes Animalia

Antoine-Louis Barye

(1795 - 1875)

Maître incontesté de la sculpture animalière, Antoine-Louis Barye fit de son sujet de prédilection l’un des grands thèmes de l’art romantique. Il contribua au nouvel engouement suscité par les bronzes de collection au XIXe siècle et devint une source d’inspiration et un modèle pour toute une génération d’artistes. 

Fils de l’orfèvre Pierre Barye, il se forma à la gravure sur métaux, puis devint l’élève du sculpteur Bosio et du peintre Gros, avant d’intégrer l’Ecole des Beaux Arts. De 1823 à 1831, il travailla aux côtés de l’orfèvre Fauconnier, produisant alors ses premiers motifs animaliers pour orner les surtouts de table, tout en s’initiant à la fonderie et au travail de ciseleur. 

Barye associait à l’expressivité une approche scientifique et naturaliste du monde animal. Au Jardin des Plantes, il multipliait les études d’animaux vivants et morts, soucieux de rendre fidèlement leur anatomie et leur comportement. 

En 1831, son Tigre dévorant un gavial connu un succès retentissant au Salon. Ce nouveau courant, qui devait rompre avec la sculpture classique, s’affirma encore davantage quand Barye présenta le Lion au serpent au Salon de 1833. Dès l’année suivante, le plâtre fut reproduit en bronze et le modèle suscita la même admiration. À partir de 1838, Barye commença à éditer lui-même ses bronzes, dirigeant ainsi sa propre fonderie. 

Dès l’année suivante, le plâtre fut reproduit en bronze et le modèle suscita la même admiration. À partir de 1838, Barye commença à éditer lui-même ses bronzes, dirigeant ainsi sa propre fonderie. 

Le sculpteur reçut un grand nombre de commandes officielles : un Lion assis pour le Jardin des Tuileries ; les Aigles du Pont d’Iéna ; et bien d’autres… Lors de l’Exposition universelle de 1855, Barye connu un nouveau triomphe avec son Jaguar dévorant un lièvre. Il reçut la médaille d’honneur, ainsi que la Légion d’honneur. Il accéda alors à diverses fonctions, notamment au sein de l’Institut et à l’Union centrale des arts appliqués à l’Industrie, dont il devint le président. 

Déjà de son vivant, la renommé de Barye ne s’est pas limitée à la France. Il comptait de nombreux admirateurs aux États-Unis, où ses œuvres sont rentrées très tôt dans les collections, notamment à Baltimore et à Washington grâce à des collectionneurs tels que William Thompson Walters. 

 

 

Littérature

– J.-C. Hachet, Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers & fondeurs de l’Antiquité à nos jours, Paris : Argusvalentines, volume I, 2005, pp. 186 – 187. 

P. Kjellberg, Les bronzes du XIXe siècle : Dictionnaire des sculpteurs, Paris : Les éditions de l’amateur, 1996, pp. 55 – 84.

– E. Mannoni, Barye, Paris : Les éditions de l’amateur, 1996.

– M. Poletti et A. Richarme, Barye : Catalogue raisonné des sculptures, Paris : Gallimard, 2000. 

Œuvres disponibles

Œuvres vendues

Piqueur, costume Louis XV

Cerf la jambe levée